Châteaux de sable

Publié le par Lionel Droitecour

Châteaux de sable

Dans le sable mouillé nous élevions jadis
De vains châteaux de sable : enfance aime à bâtir…
Sur la rive marine et tels des conquérants,
Nous venions en famille ourler la rive offerte.

Nous étions Robinson sur son île déserte
Au milieu de la presse et la foule des gens.
Après avoir trempé, en criant de plaisir,
Nos petons dans l’eau froide, excités et ravis

Nous voici à l’ouvrage. Haussmann en son Paris,
Violet le Duc en rehaussant sa cathédrale,
N’avaient pas, en leurs temps, d’aussi vastes desseins…

Des murailles, des tours, pont-levis et chemins
Dessinés vers le large et que la mer étale,
Paresseuse ennemie, rendait aux infinis.

mars 2006

Publié dans Enfance

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I
Nos vies ne ressemblent-elles pas à ces châteaux de sable ? Construites avec moult efforts et sans cesse retouchées elles finiront par être effacées par les vagues du renouveau, car en ce monde dialectique rien ne peut durer éternellement, tout est soumis à la loi du "monter et descendre", c'est ce qui en fait la beauté mais aussi la tragédie, car en l'homme se trouve une étincelle d'éternité qui cherche à s'accomplir... Le peut-elle en ce monde où tout est passager ? Je suis porté à croire qu'il s'agit là de la véritable quête de toute vie humaine !
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I
Léger et joyeux, en effet, comme lorsque enfants nous étions totalement absorbés par le jeu et nos mondes d'aventures, loin des "soucis" que déjà nous pressentions confusément dans les gestes, les regards, les paroles - ou silences - de nos parents...
L
En complément de ce poème qui se voulait léger et joyeux comme les beaux souvenirs d'enfance, je te propose :
http://lesvieilleslettres.over-blog.com/2014/03/marine.html
Qui fait assez bien écho à tes remarques emplies de sagesse...