Couperets d’ombres

Publié le par Lionel Droitecour

... Au jardin qui s’étonne en de sombres clartés, solitaire, mon pas claque en la pierre roide ...

... Au jardin qui s’étonne en de sombres clartés, solitaire, mon pas claque en la pierre roide ...

Sous l’œil rond de la lune, en la nuit froide et pâle,
Novembre va blanchir les taillis de l’allée ;
Dense dans l’air gelé, la marche de granit
Coupe une ombre portée, cascade de silence.

Au jardin qui s’étonne en de sombres clartés,
Solitaire, mon pas claque en la pierre roide,
Crisse, hésite, s’arrête et repart, désolé.
Là, dans cet aparté où l’âpre hiver culmine,

Qui pince mon cœur nu, je me perds en buées
À ma lèvre exhalées, surplis de l’amertume.
Et vous, dans cette épure où l’astre est une orée,

Vous êtes le fantôme, en ces lointains songeurs,
D’une absence qui crie dans les couperets d’ombres,
Vers le proche horizon où je guette sans joie.

novembre 2008

Publié dans Spiritualité

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A
"Si tu n'aperçois pas des arbres en bleu marine sur fond noir, c'est que ton moniteur est mal étalonné..."
Euh... Je ne sais pas si mon moniteur était bien étalonné, je n'étais pas scout ! :-D
ceci dit je ne pense pas que mon écran Hache-Pet fusse en cause, la luminosité est à 100% et le contraste à 90%, au delà tu aurais l'impression de croiser une voiture plein phares ou d'être convié à un interrogatoire de feu la Gestapo !
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A
Très beau poème, par contre l'image qui l'agrémente est toute noire... Effet recherché ou petit bug dans la Matrice ? ;-)
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L
Non, pas toute noire, mais très sombre et c'est délibéré. Si tu n'aperçois pas des arbres en bleu marine sur fond noir, c'est que ton moniteur est mal étalonné...