Blanches tourterelles

Publié le par Lionel Droitecour

les tourterelles turques, voir lien ci-dessous

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Je commence à m’imaginer la vie sans moi ;
Ce rêve ancien qui fut le mien, lors orphelin,
Mes amours et mes amitiés désemparées,
La solitude de ma mie, sa destinée.

Je ne fus rien de plus qu’une fuite obstinée ;
Dans l’écrin de la nuit les âmes chavirées
Suivent tels des enfants dans les rues d’Hamelin,
Un vain joueur de flûte aux sentes de l’émoi.

Où vont-ils, où vont-elles, blanches tourterelles,
En l’azur infini, vives, libres, rebelles ?
J’ignore tout des lieux, rives intemporelles,

Mais je sais bien l’angoisse ici-bas traversée,
La plainte du départ, larme ultime versée,
Les bris en chaque nœud de nos fibres mortelles.

juin 2016

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Publié dans La camarde

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A
"À l'âne elle darde, c'est Dardanelles où l'on bosse fort... Mais ne préfères-tu pas que je me pavane où l'on invente des feintes ?"<br /> <br /> Ben justement, j'en viens, pas des trois turcs, ni détroits turcs, mais de la Pavane citée, les mirettes et écoutilles encore sous le charme de ces suaves mélodie et poésie ! :-)
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A
Quel magnifique poème, cher ami, merci ! <br /> <br /> J'aime beaucoup aussi le lien vers les tourterelles turques, c'est beau, c'est fort, c'est Bosphore ! ;-)
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L
À l'âne elle darde, c'est Dardanelles où l'on bosse fort... Mais ne préfères-tu pas que je me pavane où l'on invente des feintes ?
M
Bonjour Belles tourterelles
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