121 articles avec sensation

Bouquins

Bouquins

Albert Hartweg, Dédale, aquarelle (détail) Livres d’art ou livres brochés Sur un étal, amoncelés. Empochées, froissées, malmenées, Sous le regard des boutiquiers En vain, s’effeuillent nos pensées, Aguets, aux quais, sur les pavés. Et les chalands s’en...

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Novembre incongru

Novembre incongru

Mais, pour l’heure, il fait bon, la vie semble facile, et les arbres en feu nous couvrent de corolles. Parfois une douceur, en plein cœur de l’automne, Evoque le printemps dès avant la froidure. Malgré des frondaisons la jonchée monotone, Lors, rêvons...

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Péristyles

Péristyles

Paris vu depuis les hauteurs de Chanteloup les vignes, voir lien ci-dessous C’est comme si le ciel s’abouchait à mes lèvres Avides de hanter ces laiteuses clartés, Brume, souffle exhalé des moires d’eaux fumeuses, Nappes masquant, au jour, l’infini de...

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Froidures

Froidures

... Épouvantail en robe blanche, Aussi lunaire qu’un Pierrot ... Quand l’hiver mouche leur dédain, Ployant l’échine des forêts, Les bouleaux font la révérence, Leur cime affleurant le coteau. Tout est pur comme le cristal Aux froidures du jour venteux...

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Jactance du silence

Jactance du silence

... La plainte contenue au revers de nos ris fait buée sur nos lèvres, voile prise en ses ris ... La plainte contenue au revers de nos ris Fait buée sur nos lèvres mortes, quotidien De regards incertains appuyés sur le rien, Parcours de naufragés, voile...

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Suées de l’amertume

Suées de l’amertume

... En nos brisants, toujours, délavés par l’écume, les marées vont frapper, comme un fer sur l’enclume ... Je sais des soirs anciens, dont la ventée s’embrum e,Où le volet qui bat rythme de contredansesL’ennui qui s’en revient, de ses mornes cadences,Déposer...

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Migration

Migration

... Et demeure le soir, plein de crasseux oublis, en ce je ne sais quoi de désespoir grégaire ... Le rail souple dessine une épure gracieuse, Entremêlée, au loin, de squelettes, profils, Arachnéen écrin de pylônes et fils, Emprisonnant l'air bas d'un...

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Insomnie

Insomnie

... Lors voici que ma veille au point du jour succombe, ma fatigue est vaincue ... L'aurore fait son lit aux fronts sombres des bois Où la brume s'enlace au tronc noueux qui songe ; Pâle, en l'air chargé d'eau, un vague reflet tombe. Lors voici que ma...

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Vendémiaire

Vendémiaire

Jean-Baptiste Camille Corot, (1796-1875), Le Coup de Vent, 1865 Qu’y avait-il avant les vents ? Cachés dessous leurs paravents, Que faisaient les moulins savants, Brassant aires de leurs auvents ? Mais dis, où on le vend, le vent ? Vient-il des pays du...

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Au seuil de l’apparence

Au seuil de l’apparence

Prendre sans fin le monde à témoin de soi-même, Hurlant en la rue vide un nom que nul n’entend, Et de gestes pompeux parer sa parabole En sondant les échos de quelque obscur beffroi. Ainsi sommes rendus au parvis de l’effroi, À quémander, toujours, obstinés,...

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Près des rives d’Ilion

Près des rives d’Ilion

Pietro Paolo Rubens, (1577 -1640), La chute d'Icare, détail Je passe chaque jour devant l’aéroport, Le train marque l’arrêt, j’aperçois un avion, Au sol, ou parfois même en la piste d’envol. Et puis le train repart et je ferme les yeux. Je n’ai jamais...

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Spectre sera la rose

Spectre sera la rose

Je suis la fleur pâlie que la rosée défroisse, Aux rais de l’astre mort j’ai fermé ma corolle, Et figé mon parfum dessus ma tige, close. Mais il faudra bientôt que ma pourpre, déclose, Pille l’azur vermeil de sa précieuse obole, Chair d’or devant l’aurore...

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Empire

Empire

Le Palais du Rhin, ancien Kaiserpalast, à Strasbourg Près du Palais du Rhin, étrangement l’on sent Comme une odeur d’humus. Les bancs tout vermoulus Sur lesquels le Kaiser, jadis, posa les yeux – Et, peut-être, qui sait, son auguste séant ; Exhalent vers...

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Nature morte

Nature morte

Jean-Siméon Chardin, (1699-1779), Ustensiles de cuisine Les poules effarées, haussées sur leur cou grêle, Errent, grattant, des vers , la terre nouricière. Points d’interrogations, écoute, échos, les « côôôt ?», Plaintive certitude, au fond des basse-cours,...

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Snack

Snack

Le snack au matin gris ressuie nos rêveries, En miettes, sur la table, aux trames d’un départ ; En une défraîchies, aux cafés attiédis, Sont traces de nos vies d’où le temps, nu, s’enfuit. Bruit de pas, bruit de voix, de vaisselles, vapeurs, Odeurs, humeurs,...

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À ma lèvre ourlée

À ma lèvre ourlée

Parsemées sur le vert gazon Les primevères en bouquets Chantent en riant le printemps, Ambre jauni, clair et rosé. Voici, mon regard s’est posé, Passant cueilli à contretemps, Au plus humble de mes acquêts, En retour de verte saison. Et je reste un instant...

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Aux chiffonniers

Aux chiffonniers

Il est d’étranges lieux où vont les âmes mortes, Cimetières d’objets des cœurs sans héritage, Des entrepôts ouverts à la presse des foules Qui cherchent à l’encan une bonne fortune. J’y vais perdre mon temps quand le temps m’importune, Renifler, d’un...

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Icare

Icare

Maurits Cornelis Escher (1898-1972), le jour et la nuit J’ai fait, la nuit dernière un rêve merveilleux. Pareil à un oiseau, je surplombais les cieux ; Avais-je un corps, encor, ou seulement une âme, Etais-je pur esprit battant tel oriflamme Dépourvu...

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Respiration

Respiration

La ruelle est paisible à l'heure de midi, Un violon mêle au loin sa note aux chants d'oiseaux Et la torpeur s'en vient aux terrasses tranquilles Assoupir lentement l'âme qui se dénoue. Oh, moments délicieux, s'il se peut, portez-nous En l'amoureux transport...

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Fleur de joie

Fleur de joie

Honoré Daumier, (1808-1879), les buveurs de bière Allez, vieux compagnon, laisse un peu la tristesse, L’ombre, c’est pour demain, tantôt, vienne liesse, Et frotte un peu ta panse au défaut de ma hure, Que la mélancolie passe, plutôt que dure. Il me reste...

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