121 articles avec sensation

Vivantes marées

Vivantes marées

Vincent Van Gogh (1853-1890) Paysage avec des gerbes de blé et la lune se levant, détail Les plaines invaincues, couronnées des blés d’or, Roulent comme la mer en sa houle mystique, Et le vent s’y enroule en vivantes marées Qui dansent sous les nues,...

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Brume

Brume

... Nimbées dans le silence irisé de cocons, elle touche, altérée, de sa bouche d'éther ... Pour marquer les quatre années d'existence de mon blog, chaque jour de mars 2018, je publierai deux poèmes, le second étant une réédition de l'un de ceux publiés...

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Paresse

Paresse

Vincent Van Gogh (1853-1890), Saules têtards au soleil couchant, détail Au mitan de l’été la ville est comme éteinte,Assoupie, désertée, évidée de sa plainte.La brise y vient chanter, aux grands bras des érablesDe lentes cavatines que ces chœurs vénérables,...

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Douve

Douve

Douve au pied de la tour où guette désarroi, Où le vain troubadour au mitan de ma peine De son luth impuissant fait vibrer la corolle, Mauvaise fleur d’ennui qui bruni sous le gel ; Oh, de l’hiver viens-t-en épuiser dol cruel Et de son joug venteux, où...

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L’étrivière

L’étrivière

... Pourtant ce n’est jamais l’hier en sa rivière / Qui renaît, au matin, de mes grises stupeurs ... Ce qui s’élève en moi d’imperceptibles plaintesJ’en sais la trame exacte, au secret du discours.Mon dol y transparait, tant de fois réécrit,Dans l’écume...

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Bel enfant

Bel enfant

" ... Tant pis. Au moins ce jour on marquera la pause ... " À l’an nouveau toujours on souhaite quelque chose,La santé, le bonheur et cent désirs encore :Le mal est, un instant, prié de disparaître. On sait bien quelque part, qu’il s’enhardit ce reitre,Qu’une...

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La fête

La fête

... Un peu comme des flammes / Au feu de l’amitié ... La joie nous a unisEn ses douces clartés,Jusqu’au cœur de la nuitOù nous avons chanté. Nous avons bu le vinEt partagé le pain,Le rire et cette faimDe croire au chœur humain. Et là, dans les clameurs,Au...

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La rumeur

La rumeur

Le Livre de Chasse de Gaston Phoebus, miniature (14ème siècle), scène de chasse, détail La rumeur a couru, aux lèvres, à mi-voix,On disait : c’est certain, je le sais, je le crois,C’est demain, c’est bientôt, c’est sûr, pourquoi douter ?Certes le cœur,...

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Matin d’avril

Matin d’avril

... Nous marchions lentement, nos âmes en goguette ... En sortant, ce matin, j’ai cru un bref instantQue le givre d’hiver, ce roide maraudeur,Avait glacé la nuit. Mais non… Le doux printemps,Plus généreux que lui, en marchand de couleur, D’un frais pastel...

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Chevet de l’absence

Chevet de l’absence

Auguste Renoir (1841-1919) Après le Déjeuner, détail C’était l’ami d’un soir… Une fois par semaine Il s’en venait, bonace, affronter les cancans. Nous parlions de la pluie, du beau temps, des boucans Rien qui soit vraiment digne, ici, que m’en souvienne....

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Confusion

Confusion

Wilfred Jenkins (1857-1936), Port sous la brume, détail Je me suis réveillé d’une mauvaise nuit, Maussade et tout peuplé de ma désillusion, Comme ce passager dans la brume du port. Accastillé, pourtant pareil à l’oiseau mort, Empli d’une trop vague ou...

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en mon humble réduit

en mon humble réduit

... Pour l’heure ai l’esprit gai ... / Je savoure d’un trait, / Ce bonheur incongru dont je me sens guérit ... Il me vient ce matin l’onde à l’humeur légère, Attablé au clavier de la machine à dire Mes doigts volent sereins, heureux dans la pénombre,...

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Quatrain du matin

Quatrain du matin

Katsushika Hokusai, (1760-1849), Vent frais, par matin clair, détail Au matin, près de l’aube, où ma raison chemine,Il me vient ce débord où la pensée culmine.Lors, un poème nait au-delà de mes doigts, Éclat de vermillon que le soleil rudoie. août 2011 Abonnez-vous...

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Au néant de nos yeux

Au néant de nos yeux

... Comme dans Cyrano, vain donneur de séné ... Le sourire contraint et la mine gênée, Deux inconnus, là sur le quai, vont se parler. Car il n’est pire chose, enfin, que le silence Et puisqu’on est ensemble, il faut que l’on babille. Lors, on cause du...

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Coupes rases

Coupes rases

... Désormais des engins, ... élaguent ... monstres froids, / Ces princes de l’azur renversés sans égard ... Les sapins, vers le ciel, en vain, pointent leurs doigts : Leurs cimes vont bientôt s’effondrer sous le ciel, Le bûcheron s’affaire en ses sinistres...

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Un regard dans l’onde

Un regard dans l’onde

Robert William Vonnoh (1858-1933), Coquelicots J’ai vu danser les hirondellesSur les coquelicots vermeils,Blondes, les moissons y vibraientSur les tiges, d’or couronnées. Le doux soleil du bel étéEmbrassait l’air d’éternitéEt mon âme en était saisie,Comme...

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Étiage

Étiage

... Je me sens étranger du lieu même où je suis, / Nul et non avenu ... Il sera temps bientôt de plier mon bagage,Et, déjà sur le quai, je regarde passerAutour de moi ces gens qui semblent se hâter,Projetant, sans cesser, un désir hors d’eux même. Suis-je...

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Comme la neige

Comme la neige

... Ainsi la vie nous offre-t-elle / L’éclat d’un songe en devenir ... Quelle trace aurai-je laissé,Dans l’âme neuve de l’enfantAssis un jour à mon côté,Humble parfum du court instant ? Quelle graine aurai-je semée,Quel germe en la terre ingénue,Pousse...

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Extase d’un moment

Extase d’un moment

Edward Munsch, (1863-1944), La mélancolie Allez, va continue, évite la question,Comme la fleur des champs contente toi du ciel,De la tourbe nourrie d’un ego substantielOù ton songe divague au vent de l’émotion. C’est assez pour ta vie de la brise qui...

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Rectitude

Rectitude

... Nul corps contre le mien qui ne sait que gésir, / Désormais, où le vivre est une rectitude ... J’ai froid, si froid, ce soir en l’ample solitude,Mais le gel est en moi, nul ne viendra tiédir,Contre mon parchemin, sa jeune peau vermeille. Adieu l’humble...

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