Qui narra ça ?

Qui narra ça ?

... De sa part un ara décarra sans Sarah, des lares des haras ... Et là l’habile habit Des nubiles nabis Aux débiles rubis, Dépara les rabbis. L’arabe y s’en sapa Sensas y dérapa, Le bazar en tara L’aléa des arias. De sa part un ara Décarra sans Sarah,...

Lire la suite

Neuvaines du silence

Neuvaines du silence

... Et cet espoir encor, d’une marée propice, d’un estuaire, d’un golfe où notre étrave glisse ... Sais-tu ce qui s’enfuit aux brisures des vents, Sonores entrelacs en l’écho des carènes Qui battent sur la vague au déchant des sirènes Une rumeur pareille...

Lire la suite

Math est l'Attique

Math est l'Attique

L’algèbre fut ma fièvre et me semblait maudire, Insondable prison de ma pauvre âme vide. Thalles et Pythagore, en complices d’Euclide, Jadis dieux tout puissants dedans leurs morne empire, Ont oppressé longtemps, en l’art mathématique, Le cancre que j’étais....

Lire la suite

Jactance du silence

Jactance du silence

... La plainte contenue au revers de nos ris fait buée sur nos lèvres, voile prise en ses ris ... La plainte contenue au revers de nos ris Fait buée sur nos lèvres mortes, quotidien De regards incertains appuyés sur le rien, Parcours de naufragés, voile...

Lire la suite

Lutrin du ciel

Lutrin du ciel

... Ce regard nu qui est le nôtre, ornière, est borne à nos chagrins, verbeuse part en nos lutrins ... Tout ne sera plus que lumière,Energie pulsant dans l’espace :Le temps abolit la matièreOù s’enferre l’humaine trace. Si tout est porté par ces cordes,Infimes...

Lire la suite

Suées de l’amertume

Suées de l’amertume

... En nos brisants, toujours, délavés par l’écume, les marées vont frapper, comme un fer sur l’enclume ... Je sais des soirs anciens, dont la ventée s’embrum e,Où le volet qui bat rythme de contredansesL’ennui qui s’en revient, de ses mornes cadences,Déposer...

Lire la suite

Chevrotine

Chevrotine

... Ah mais enfin si sur sa faim l’on reste, nouille, on est bredouille ! ... Le lapereauQu’a, là, peur auxEcarts à l’artCynégétique ; Austère y estEn son terrierEgards au lardCivets éthiques. Chèvres, rétinesEt chevrotinesSe combinent :C’est là qu’on...

Lire la suite

Propagande électorale

Propagande électorale

À l’Elysée Lise élisez... Anaïs Analyse À la Lise Sa lice. Au Colisée Son col, lissé, Des alizés S’avalisait. Même abusée Sa valise est Canalisée ; Si me lisez À l’Elysée Lise élisez. septembre 2010

Lire la suite

À l’usurière

À l’usurière

Moret sur Loing, Maison Raccolet, L'usurier Parce que vivre est une dette Il nous faut nous en acquitter, Chaque jour, devant sa recette, Son huissier veille en vanité. Chaque instant de félicité, L’enfance heureuse dans sa fête, Vermeil, en sa maturité,...

Lire la suite

Les larmes d’équinoxe

Les larmes d’équinoxe

Albert Hartweg, aquarelle, St Benoît des Ondes La bourrasque d’hiver a balayé les plaines, Pillant, sur l’arbre nu, une ultime dépouille. La rue, nette de froid, en jonchées s’éparpille, Où l’ondée, dans ses murs, délave ces débris. Aux loques déchirées...

Lire la suite

Fiston

Fiston

S’il faut élire, hélons, S’il faut fou rire, fourrons, S’il faut agir, rageons, S’il faut m’en dire, mandons ! S’il faut médire, mes dons, S’il faut s’emplir, sans plomb, S’il faut s’enfuir, sans fond, S’il faut relire, relions. Sans coup férir, ferrons,...

Lire la suite

Moratoire

Moratoire

... La haine et la violence, ils sont à l’horizon, mais ils viennent vers nous, par le biais des écrans ... On sait bien qu’il y a des salauds sur la terre, On l’imagine bien, on s’en veut écarter, La haine et la violence, ils sont à l’horizon, Hurlant...

Lire la suite

Oracles de messe

Oracles de messe

... Allons donc patauger en nos tièdes dimanches, oh, foules assemblées à l’heure de la messe ... À ce que je veux croire il faut un requiem, Et tout un apparat, un fatras d’organum, Un rituel obscur en absurde plenum, Mitres en envolées, autels et fons,...

Lire la suite

Scaramouche

Scaramouche

... Est-ce que les fourches t’effarouchent, Scaramouche ? Sait-on ce que les escarres mouchent Aux escarmouches ? Sait-on le prix de l’oraison, À l’horizon ? Et pourquoi donc se blesse Thomas À l’estomac ? Qu’est ce qu’on laisse en ces cargos À l’escargot...

Lire la suite

Basse de viole

Basse de viole

Edgar Degas, (1834-1917), bassoniste de L’Orchestre de l’Opéra Lorsque j’écoute une musique Mon cœur s’évade, frémissant, Lors, en ma demeure harmonique, L’instrument va, s’y polissant. Je suis la courbe du violon, Velours aux cordes se frottant, L’archet...

Lire la suite

Bégueule

Bégueule

... Laisse un peu la misère aboyer dans son coin, pendant que nous boirons en beuglant nos refrains ! ... Chante nous quelque chose, allons, vieux camarade,Laisse un peu la misère, accrochée à nos basques,Aboyer dans son coin, solitaire, à la lunePendant...

Lire la suite

La mort, peut-être

La mort, peut-être

Sur les bords de l'étang de la Ramade, en Creuse, photo LD Ça ne saurait tarder, c’est pour bientôt, je crois. Je m’y prépare un peu, chaque jour, en pensées, Prévoir ne sert à rien, il faut tenter d’apprendre, Et puis laisser aller, le feu est sous la...

Lire la suite

Pauvret

Pauvret

... Et je me balançais, pauvret dans mon lit cage, sans rien connaître, alors, du dol de la névrose ... J’errais, toujours, je crois, en de vagues contrées, L’esprit sans fin tenté par de nouveaux voyages Et, l’œil souvent perdu dans le flots des nuages,...

Lire la suite

Pavage

Pavage

Humble pavage en cette cours au pays de mes jeunes jours, dalle où je fis mes premiers pas. Il est une pierre anguleuse En coin, au fond de ma mémoire, Granit aux champs de mes émois, Borne où vient luire un souvenir En l’âme, au soir, qui va finir. Et...

Lire la suite

Brioche

Brioche

La farine, les œufs ; en menus dés, le beurre ; Coupons, cassons, touillons, mélangeons, pétrissons ; De l’alchimie gourmande il naîtra, tout à l’heure, Effluves attiédies embaumant nos maisons. Devant le four bien chaud où gonfle le pâton Sautille l’enfançon...

Lire la suite