Grisette

Grisette

Joseph Désiré Court (1797-1865) Rigolette cherchant à se distraire (1844), détail L'est toute chamboulvirée, ma p'tite âme, Toute débigoisée par une chansonnette ; Une romance à deux sous, Un mélo pas possible qui glisse sous Ses yeux trois larmes d'émotion......

Lire la suite

Hérésie

Hérésie

La forteresse Cathare de Montségur J’irai me perdre en l’onde où va tarir mon doute, Farouche et, tel l’enfant de la sombre déroute, J’irai hanter l’obscur et tendre mon filet Au pays dont mon cœur est toujours exilé. Dans cet ailleurs loquace où mon...

Lire la suite

Dix sonnets dissonants

Dix sonnets dissonants

... De vains tics d’esthétique / En la trame où je trime... Dix sonnets dissonants Et mon âme s’arrime Aux pensums assommants Où je rame en ma rime. Résonnant sans raison À l’écrit je m’escrime, Horizon d’oraison Où s’exprime ma frime. De vains tics d’esthétique...

Lire la suite

Pareil en ma livrée

Pareil en ma livrée

... Et puis je vaque, absent, aux tâches quotidiennes, / Aux éclisses rouillées, mauves, qui sont les miennes ... Je vais à petit bruit porter ma petite âme Au jour qui vient la prendre et ranimer sa flamme ; Il faut que je me lève, il faut que je lui...

Lire la suite

Refus

Refus

... Je suis un vantail refermé ... Promesse d’un jour incertain. ... Je suis un vantail refermé Où passe un souffle au clair matin, L’ineffable, le grain germé, Promesse d’un jour incertain. Là, je rends compte sous le ciel De l’infini à l’œuvre en moi,...

Lire la suite

Silencieux oublis

Silencieux oublis

... Le temps est achevé des années où l’on rêve ... Auprès de la croisée un vieil homme soupire. Il a le cheveu rare et sa santé décline, Il regarde sa vie comme un champ de décombres Et il ne chante plus, comme jadis, joyeux. Son avenir est tel sont...

Lire la suite

Vivre nous porte assez

Vivre nous porte assez

... En ce vaste océan je poursuivrai ma rive ... Toujours creusé par la douleur Et raviné par son empreinte Je m’attable, tendu, dehors, Sous la treille ouvragée de misère et de deuil. Ainsi la mort s’en vient pour nous rompre l’écueil. Non, la mer n’à...

Lire la suite

Séparés

Séparés

... Et, vaincus par l’instant, nos êtres de distance, Malgré nous séparés ... C’était un horizon de lentes perspectives, Une sourde frontière et le ciel inspirait, Latente, cette source où l’attente gisait En l’entre-deux songeur de nos proses lascives....

Lire la suite

Mauvais sang

Mauvais sang

Rembrandt van Rijn (1606-1669) Leçon d’anatomie du docteur Tulp L'art se terre en la fée morale Même en l’artère fémorale, Et ma veine se cave Même en la veine cave. Si l’ave n’est accorte, Non, sur la veine aorte, Nul ne conjugue en l’aire Sur cette...

Lire la suite

Potiche

Potiche

... Distillant tout l’ennui de sa morne éloquence / Elle tue comme on prie, mante religieuse ... Madame l’inspectrice a la bouche pincée, Raide comme un balai, qui toise son sujet ; Elle a le rire faux et sourit sans objet, Dans son strict uniforme, en...

Lire la suite

Ultime épitaphe

Ultime épitaphe

Hugo Simberg (1873-1917) Le jardin de la mort, 1896 1. Je suis un peuple de hasards Habité de mille rencontres, En moi meurent tout ces regards Au fil acéré de nos montres. Voyez le chantre dérisoire, Aède seul que nul n’entend, Qui rassemble en vain...

Lire la suite

<< < 1 2