Diesels

Diesels

... Adieu bel air léger empesté de diesels, adieu ma rêverie : les moteurs sont des fous ... J’étais assis, peinard, à lutiner la muse, Sur le quai de la gare espérant un wagon ; Griffonnant une page, œil vague et l’esprit libre, Et le cœur à l’encan...

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Cheval de Troie

Cheval de Troie

... cette polyphonie ... est un cheval de Troie pour duper la muraille où guette le malheur ... Amis, nous avons bien refait le monde, enfin Les comptes étaient ronds, au moins pour quelques heures ; Nous avons bataillé, cherché le contredit, Nous sommes...

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Licence prude

Licence prude

Jan Van der Meer, dit Vermeer de Delft (1632-1675), Portrait d'une jeune femme, détail Lise la belle et l’Isabelle, Deux demoiselles sous l’ombrelle ; Un éclat vif en leur prunelle Clair, illumine la venelle. Le printemps leur chante à l’oreille, Leur...

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Sous l’aplomb du remord

Sous l’aplomb du remord

Wencelaus Hollar (1607-1677), Procession de la danse macabre, détail Je ne suis sûr de rien pour ce qui me concerne, J’avance dans l’obscur où le doute me cerne, Je ne dis plus « qui suis-je ? », hélas, mais « qu’ai-je été » Dans ce vide des mots qui...

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À double écho

À double écho

... Mirliton, simple fifrelin, nul rimailleur n’est orphelin ... Mon enfance, un jour, jeta l’ancre, L’adolescent acheta l’encre, Depuis lors je dine à toute heure Aux champs de mon ordinateur. La muse en moi n’est pas sérieuse, Elle n’est pas coincée,...

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Le gué

Le gué

Lumière hivernale, détail, aquarelle d'Albert Hartweg L e jour paraît, enfin, sur l’heure désolée E t je libère en moi le verbe dans son fruit O ubliant, du passé, le mal qui m’a construit. É levant au poème ce vain mausolée, S éjour où ma tristesse est...

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Motum perpetuum

Motum perpetuum

Maurits Cornelis Escher (1898-1972), Douze oiseaux, 1948, détail 1. Quelque chose de lent, en moi, malgré la presse. Je résiste, patient, à cet emballement, Motum perpetuum et accelerando, Elan non maîtrisé qui ne va nulle part. Je recule toujours l’instant...

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Un pape ôté

Un pape ôté

Honoré Daumier (1808-1879), la nouvelle assomption, 1870, détail ( Pas potage mais pape otage ) Il papotait De papauté Le pape au thé ; La sape ôtée, Il sabotait Le chat botté De sa beauté En sabots, et L’escamotait. juillet 2015

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Impossible étendard

Impossible étendard

je traîne ma parole ... vers la mort inconnue, impossible étendard dressé, telle une idole ... Si je ferme les yeux je trouve ma douleur, Elle est chienne fidèle et désormais me hante, Compagne d’infortune à la croisée du cœur Et du corps éprouvé d’une...

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À l’ancre ronde

À l’ancre ronde

... Pour oublier que le temps meurt ... C’est la danse que j’ai perdue, L’élan subtil au geste sûr, Et le rythme, accordé au monde Où s’exhalait la joie en la pure seconde. Il ne me reste ici que la simple faconde, Le verve nue à l’ancre ronde ; Ainsi,...

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Que l’année neuve soit

Que l’année neuve soit

Appel de lumière, aquarelle d'Albert Hartweg Ainsi quoiqu’il en soit, Si la soie ne déçoit, Clinquante, au quant-à-soi, Que l’année neuve soit Bonne aux bonnes, aux nonnes, Aux benêts en couronnes ; Joyeuse jusqu’aux yeux Des gueuses et des gueux, Mais...

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À l’aigre-douce

À l’aigre-douce

... Allons, sous le pavois d’une muse trop prude, comme un moine, au lutrin, va courber sa tonsure ... Ecrivaillon, prescrit quelques fleurs à ton doute Et taille en ces buissons, que la ronce déroute, Une sente improbable où carguer tes voilures, Navire...

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