Haïku

Haïku

L’haïku là, y coud. Laïque, où L’alloua là l’Allah, À Douala loua L’aït, où l’aïe y coula itou. février 2005

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Un martyr

Un martyr

Fernand Pelez (1848 - 1913), un martyr, ou le petit marchand de violette Inspiré de l’œuvre de Fernand Pelez C’est un enfant, gisant. Se peut-il qu’il soit mort ? Mais non, certes, voyons, ce petit garçon dort, C’est la misère qui l’a mis sous cette porte,...

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Zénith

Zénith

Un poème, à la diable, à fleurit sous mon pas. Ma mémoire infidèle appelle et ne retient, Comme à une échancrure en un ciel incertain, Que cette trace bleue en l’horizon, là-bas. Et, de cette blessure entrevue par instant, Trace d’une lumière où j’habite,...

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Yoyo

Yoyo

Vase de la Grèce antique, 5eme siècle avant JC On m’appelait « Yoyo » quand j’étais enfançon… Ce surnom ridicule, escarre en ma mémoire, Me mettait hors moi lorsque l’on en usait Pour me faire enrager. Je boudais sans rien dire : Bien sûr, on me moquait,...

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Wholtemperierte klavier

Wholtemperierte klavier

Un dessin du musicien et caricaturiste Gerhardt Hoffnung (1925-1959) De longue date on sait que les doigts du pianiste, À force de frapper l’ivoire, au bois des touches, Echauffent le clavier. Au point qu’il faut souffler Parfois sur celui-ci comme on...

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Sieste bourgeoise

Sieste bourgeoise

Honoré Daumier (1808-1879), les bons bourgeois La somnolence vient, après un bon repas Fleurir le teint bourgeois, vermeil de couperose. Monsieur s’appesantit dans les bras d’un fauteuil, Madame, bouche ouverte et la tête versée Ronflote, à petit bruit,...

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Djembé

Djembé

Dans ma rue il y a des Omar Des Christelle et des couches-tard Et moi, vraiment, ça me plaît bien Tous ces cousins, cousins germains Qui me viennent de leurs lointains Chanter mon grec en leur latin. Y a des couillons, y a des cornards Ras du front, crânes...

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Consolation

Consolation

Vincent Van Gogh (1853-1890), Le vieillard triste, 1890 Voici que ton regard a pesé sur le mien, Et que, sans dire un mot, l'ombre de la tristesse De ton âme blessée a passé en mon sein. Viens, nous partagerons le sel de la détresse ! Va, je saurai trouver...

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Jalousie

Jalousie

Jan Van der Meer, dit Vermeer de Delft (1632-1675), La jeune fille à la perle C'est une jolie fille avec de longs cheveux, Au visage épuré de madone gracieuse ; Vêtue sans nulle grâce et pourtant radieuse, Si fraîche dans l'air froid. Inquiet, son œil...

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Au seul pas de l’horloge

Au seul pas de l’horloge

... Au seul pas de l’horloge on compte nos instants, qu’est une goutte d’eau brassée par l’océan ... Il est une agonie au nom de liberté, On en paye le prix, en soi, d’une clarté Qui blesse la rétine, au seuil surexposé Où toute voix s’anime et cherche...

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Le décan de Caen

Le décan de Caen

Le pélican, emblème de la Syldavie du Roi Georges Rémi, dit Hergé (l’unique) Sécants et subséquents Aux volcans suffocants, Vaquent aux Vatican De piquants afrikans. Marquants, ces délinquants Aux bacchantes de khans En décades, de Caen, Sont-ils décadents,...

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Schlage doch

Schlage doch

Claude Monnet (1840-1926) Londres, le parlement, 1904 J’ai retrouvé, intacte, une ancienne émotion. La musique nous donne ainsi, l’éternité. Certes, en ce bref éclat qu’est l’instant d’une vie, Mais qu’avons de plus, que l’âge perpétue ? Bien inutilement,...

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Au déchant des clairières

Au déchant des clairières

Sur les rives du lac de Servières, Puy de Dôme, Photo LD Niché au cœur du monde, un petit coin de terre, Clairière au sein d’un bois où la sente aboutit. Là, un roc millénaire, un dolmen, et ma voix Qui résonne en ce lieu parmi les solitudes. Je viens...

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Epilogue de « La tempête »

Epilogue de « La tempête »

William Hogarth (1697–1764), une scène de La tempête, de Shakespeare Now my charms are all o'erthrown, J’ai désormais lancé jusqu’à l’ultime charme, And what strength I have's mine own, Quelque force que j’ai, c’est là ma dernière arme Which is most faint:...

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Aux paravents de la mer

Aux paravents de la mer

Gustave Courbet (1819-1877), La vague, 1869 Souvent je vais chercher, aux rebords esseulés,Ce calme qui me touche aux seuils cent fois rêvés,Dans l’interstice ouvert en la pente de l’âmeOù gîte, d’un remord, ce qu’en vain j’en proclame. Et les mots, paravents...

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Le passage

Le passage

C’est là-bas au bout du passage Que jouent tous les enfants pas sages. On me l’a dit, je n’y vais pas : Je regarde depuis chez moi. Quand ils sont là ça fait du bruit Mais, comme ils ne sont pas polis, Je n’écoute pas les gros mots Qu’ils se crient comme...

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