Au ciel distant

Au ciel distant

méandres fossilisés d'un corail cerveau de neptune échoué sur une plage par David Quintard Je ne sais ce que c'est, le temps, Seulement que j'en suis la trace, Fossile d'une âme d'enfant, Vivante au vieillard en sa place. Quand périt le corps inconstant,...

Lire la suite

Noroît

Noroît

Le "Wave Rock" est l'un des plus incroyables monuments naturels de l'Australie. C’est un rocher de granite à la forme exacte d'une vague haut de 15 mètres, et long de 110 mètres. Parfois, dessous mes pieds, s’ouvre comme un abîme. Et je sens, sous mon...

Lire la suite

Tant et plus

Tant et plus

Ce que j’attends de Jonathan Ce charlatan, Charles, l’entend ; En char, latent Satan le tend Et tant l’étant, l’étang s’étend. Mettant son temps en ses instants, Et s’émiettant, leste émettant. En tentant de Ménilmontant Emil, montant chante entêtant....

Lire la suite

Aux arches du matin

Aux arches du matin

Camille Corot (1796-1875), le pont de Grez-sur-Loing J’ai volé chaque jour à Chronos, en sa bourse, Un peu de sa pitance et j’en ai fait mon miel, Butinant, indolent, d’un poème indécis, Le pollen équivoque aux fleurs de la paresse. Dans le rythme précis...

Lire la suite

Jardiniers d’impossible

Jardiniers d’impossible

Viens t’en cueillir une ombre au pays de chimère, Il est une illusion où ton âme s’enivre ; Allons, nous demeurons en cette symphonie, Où le sens, abusé, intime l’air du temps. Nous ne saurons jamais ce que sont nos instants, Le seul réel offert en la...

Lire la suite

Donjons

Donjons

... Et nos maîtres s’en rient, du haut de leurs donjons à contempler ce serf bercé des illusions ... Le monde est hérissé de grilles, de barreaux Citadelle où l’humain pleure ses idéaux Sous l’œil des cameras, dans des foules arides Où gît la solitude...

Lire la suite

Fado

Fado

... Et cela prend manteau de l’âpre nostalgie, chanteuse de fado en la tombée du jour ... Livrée, pierres croulées que racines dessouchent,Aux levées ambigües où sombrent nos cœurs prudes ;Pierreuse certitude aux sentes retrouvées,Quand la fatigue vient...

Lire la suite

Marine

Marine

... Désormais je m'endors en des chambres salines et vogue ma dérive en des cieux éclatants ... J'avais une maison ouverte à tous les vents,Une vaste demeure au bord des océansPeuplée d'oiseaux criards, aussi d'algues marines.Une vague a suffi, une vague...

Lire la suite

Deutsch neuf cent cinquante neuf

Deutsch neuf cent cinquante neuf

Franz Schubert, (1797-1828) dont le catalogue chronologique fut établi, par Otto Erich Deutsch Je me dis, quelquefois, il me reste Schubert. Lorsque le mal appuie, aux clous, dessus ma croix, Je me tourne vers le chantre de la douleur, Ce doux musicien...

Lire la suite

Citadelle d’ego

Citadelle d’ego

Camille Corot (1796-1875), La citadelle de Voltera J’étais parti, je crois, sur un malentendu. Nous fûmes réunis, amis, par la parole, Il y avait grand besoin, en nous de l’exprimer, L’enthousiasme est venu pour battre la jetée. De la belle illusion en...

Lire la suite

Aux anges laids

Aux anges laids

Raffaello Sanzio, dit Raphaël (1483-1520), La Madone Sixtine, détail Parfois coquins, nos petits loups, Lorsqu’ils s’en fichent, font les fous Mi-angelots mi-angelets, Nos diablotins sont anges laids. Alors c’est l’heure des bêtises, Ils en rigolent et...

Lire la suite

Conjuration

Conjuration

Vincent van Gogh (1853-1890), chant labouré, à l'aurore Non seulement des feuilles, mais des bouts d’écorce ; Non seulement mon cœur, mais aussi ma douleur Et puis tout l’héritage ancien de mon malheur, Qui m’épuise et me glace et me laisse sans force....

Lire la suite

Aux chœurs incoercibles

Aux chœurs incoercibles

... Dans ce chaos navrant si se joignent deux mains, qu’importent race ou genre où l’amour nous consacre ... Deux filles, tout à l’heure, embrassées dans le train Devant l’offuscation bien pensante des gens, Et ce débat, toujours des passions interdites...

Lire la suite

L’ami de Lise

L’ami de Lise

Au train de Mimizan l’ami pisan mis en Transit, transi, gisant exsangue sur un banc Songeait : j’ai sombre mine, ici, assis ainsi Si indécis. C’est décidé, bon sang, j’descends ! Dit, raffermi, l’ami et prenant sa valise Il s’en va. Lise, sa mie, l’attend....

Lire la suite

Knabenchor

Knabenchor

... C’est un motet de Bach qu’ils chantent, ces gamins, les plus jeunes d’entre eux ont à peine dix ans ... L’un se gratte le nez, l’autre grimace un brin ;Face à la partition, il semble sûr de lui.À ses côtés, timide, un petit brun, sévère,Se concentre,...

Lire la suite

Mercy

Mercy

J’ai pas guéri de mon enfance, Parce que j’ai pas eu de chance La mort c’était dedans ma vie, J’étais son reitre, son nervi. Et je m’en suis jamais remis, J’ai fait semblant, ami-ami Avec cette vieille roublarde Désormais je dis « la camarde ». Elle me...

Lire la suite

Automnale

Automnale

Vincent van Gogh (1853-1890), Paysage d'automne à 4 arbres Les champs sont vides, désolés, Les chemins recouverts de rouilles ; Infiniment inconsolés Des troncs y pleurent leurs dépouilles. L’automne sonne, monotone, Son glas funèbre sous la nue, C’est...

Lire la suite

Comme terne luciole

Comme terne luciole

Caddie, une sculpture de Duane Hanson (1925-1996) Je viens, de ma broutille, encombrer le réel, Je fais mon entrechat, mène ma contredanse, Obsolète menuet, à moins que valse lente, En la trame d’ennui des musiques distraites. J’y devise, de loin, en...

Lire la suite

L’autre

L’autre

... Mais le tiens à distance, et, fort civilement, je l’insulte au matin, quand nous nous faisons face ... De lui, depuis longtemps je me voudrai dépris, De sa lourde carcasse et de ses calembours, Jeux de mots éculés, faciles traits d’esprit Qu’il répète,...

Lire la suite

Sous la loi du césar

Sous la loi du césar

Buste de Néron au château de Vaux le Vicomte Sommes nous prisonniers de ce monde d’airain, Où tout semble lié par l’intérêt suprême De cliques de gredins, vautours sur nos dépouilles, Repus, mais affamés, enragés à tout prendre ? La pauvre humanité peut-elle...

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 > >>