Le carillon du néant

Publié le par Lionel Droitecour

... Oh, certes, je m’emploie, ouvrier plein de zèle, / À fourbir le trousseau de ta rime obsolète ...

... Oh, certes, je m’emploie, ouvrier plein de zèle, / À fourbir le trousseau de ta rime obsolète ...

Que sera mon prochain poème, en vérité
N’ai-je tous mots écrits et décris tous mes maux,
Quel codicille encore ou bien quel addendum
Ajouter au chevet d’un verbe impublié ?

Muse, vieille matrone, à toujours me lier
Aux apartés songeurs où je suis, post-scriptum,
Le reflet amoindri de tes pâles chromos,
Qu’espères-tu, dit moi de ma célérité ?

Oh, certes, je m’emploie, ouvrier plein de zèle,
À fourbir le trousseau de ta rime obsolète
Et vais carillonnant mes sonnets à tue-tête.

Mais au soir, malvenu, le doute prend ma pose,
Il vient pour m’agacer, prurit, telle donzelle :
Et je reste transi, benêt, dedans ma glose.

juillet ‎2011

 

Publié dans Art poétique

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E
Comme toujours beau tes mots bonne soirée à toi bisous
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L
en panne d'inspiration ! non pas chez toi-
bravo-
bisous-
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