Je ne saurai fléchir

Publié le par Lionel Droitecour

Germain Pilon (vers 1528-1590)  tombeau de Valentine Balbiani

Germain Pilon (vers 1528-1590) tombeau de Valentine Balbiani

Je me dis quelquefois : « c’est une langue morte,
Celle dont j’use ici à l’amble du poème ».
Hélas, qui me comprend, la forme, la mesure,
Les mots, sont étrangers à l’air qui m’environne.

Il me faut expliquer ma plus humble chaconne,
Un sonnet semble ici pareil à la tonsure,
Je parais cet ermite en son vain théorème,
Abscond, amphigourique, accablé, qui s’emporte.

« Pourquoi écrire en vers, si nul ne veut te lire ? »
Puis : « ta chanson est triste, elle fait réfléchir ! »
J’ai perdu la partie, il faut en convenir.

Il me reste un espoir pourtant dans l’avenir,
Pour la postérité je ne saurai fléchir,
Qui sait ceux que mon verbe, un jour, pourrait élire ?

août 2012

Publié dans Art poétique

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L
ho je suis désolée en lisant ton com chez moi-
triste--- ça ne va pas mieux - chienne de vie-
tu es si doué en écriture --- quel talent-
je t'apprécie beaucoup- même virtuellement-
je pense bien à toi-
bisous-
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L
C'est déjà beaucoup pour moi, sois-en infiniment remerciée...