Demeure d’éternité

Publié le par Lionel Droitecour

... Il est minuit passé deux heures, / Le sommeil fuit mon corps lassé, / L’avenir est notre passé ? ...

... Il est minuit passé deux heures, / Le sommeil fuit mon corps lassé, / L’avenir est notre passé ? ...

Je suis la création du monde,
Il n’existe que par mes yeux
Seul, mon regard lui donne forme
Ma peau résonne en sa faconde.

Et ma mort l’anéantira,
À l’autre bout du temps, ma norme ;
Adieu en moi, l’instant précieux
Son glas, dès lors, retentira.

Fourmillement de particules
J’irai à l’amble de mon doute,
Divers, amer en ma déroute,
Éparpillements majuscules.

Et, dans ce lieu de ma défaite
Où l’espérance est un combat,
Trace d’altérité, débat,
Peut-être irai-je vers mon faîte.

Je ne sais qui quémandera
Une prochaine perspective,
Quelle part ou bien quelle rive,
Pour quelle étrange bandera.

Tu sais bien ce qu’est mon désir,
La mort n’est pas un vaste empire ;
Où l’amitié parfois transpire
Il faut une onde, ou bien gésir.

Allez, va, tentons l’aventure,
La peur n’est plus notre charroi,
Seul demeure le désarroi,
La quête est une autre imposture.

Il est minuit passé deux heures,
Le sommeil fuit mon corps lassé,
L’avenir est notre passé ?
Nous en ferons notre demeure !

juin 2016

On ne perd jamais son temps à écouter Etienne Klein, et ce qui nous dépasse c'est qu’apparemment, il ne passe, pas plus qu'il ne se déplace, de places en places... Mais repasse-t-il les plats ?

Publié dans Spiritualité

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A
Est-ce que le tampax en cycle, ou a-t-il ses propres règles ? Grande question, cher ami ! :-)

L'exposé d’Étienne K. (je l'avais déjà visionné sur tes doctes conseils) quoi que brillant, est un peu fastidieux par instant, il me semble un peu perdu dans les méandres de son mental, le bougre...

Je préfère de loin la réflexion claire et précise d'un grand poète que j'aime beaucoup :

"Je suis la création du monde,
Il n’existe que par mes yeux
Seul, mon regard lui donne forme
Ma peau résonne en sa faconde."

Comme souvent tes vers ont plusieurs portes d'entrée, et du coup de sortie, et peuvent être interprétés à divers niveaux. Comme souvent aussi mon interprétation sera toute personnelle et sans doute loin de ce que tu voulais exprimer ! ;-)

A mon niveau de compréhension actuel je crois en effet que le temps est une notion artificielle introduit dans cette Matrice, comme dans un programme informatique par exemple, où le temps est vital, la preuve est l'inquiétude des "spécialistes" lors du passage à l'an 2000.

La manière de le vivre et de l'appréhender dépend de la programmation du récepteur. Nous autres humains le percevons d'une certaine manière parce que nous sommes programmés à le percevoir de la sorte.
D'autres êtres vivants le percevrons tout à fait différemment, voire pas du tout, se contentant de vivre dans l'instant.

La particularité de l'être humain est qu'il semble avoir le pouvoir de se libérer des contraintes du temps en revenant à sa nature véritable : pure Conscience.
Pour cela la clé est peut-être de comprendre que seul l'instant présent, seule la Conscience existent, tout le reste (temps, espace, formes, personnalités etc.) ne sont que des phénomènes illusoires décodés par nos récepteurs biologiques, comme un ordinateur décode des signaux et les transforme en sons, images etc.

Les indiens nomme ce monde la Maya : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maya_(sanskrit) , à ne pas confondre avec l'abeille du même nom, ton esprit facétieux pourrait vite franchir le pas ! :-)
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L
C'est vrai qu'il est pas mal ce poète dont tu causes, même si, perso, je ne le comprends pas toujours, perdu qu'il est dans son obscurité...
Maintenant c'est vrai que le temps est un mystère passionnant, et c'est en écoutant Étienne Klein que j'ai pris conscience que les questions que je me posais sur sa nature, était objet de questionnement pour le physicien.
Oh, surprise...
D'autant que les réponses sont absconses... Cent-treize poèmes au compteur sur le sujet, et je ne suis pas plus avancé. Et voici ce que j’en ai dit ce matin même
Distances et dix stances
Musique fait boiter le temps,
L’allegro court et le distance
L’adagio lui retient la patte
Quand mon songe là-bas l’empâte.
Le temps ne tient pas la distance
Au bal perdu des inconstants,
Le temps n’est rien qu’équidistants,
Répétition de mes dits, stance,
Où mon présent se carapate.
Lionel, 1er avril 2018
Fait l’expérience : dans une pièce où on entend distinctement le tic-tac d’une horloge, met sur ton tourne-disque, par exemple, une symphonie de Beethoven.
Très vite, l’horloge semble battre la breloque. Le temps propre de la musique (ce qu’on appelle l’agogique) supplante la battue du battant de l’horloge…
Je trouve cela éminemment réjouissant