Jonchées

Publié le par Lionel Droitecour

Théophile-Alexandre Steinlen, (1859-1923), vieil homme à la barbe, détail

Théophile-Alexandre Steinlen, (1859-1923), vieil homme à la barbe, détail

L’automne en vain s’épuise aux dernières jonchées ;
Tout est mort, tout est rouille et mon cœur dégrisé
Bât la chamade, au jour, à l’ombre des nuées.
Je ne me souviens plus de ce que j’espérais

Hier, entre les azurs, où le ciel me comblait,
Quand la route était sûre et le sillon tracé ;
Libre mon bras vainqueur, insouciante l’idée
Et mon esprit songeur aux douces traversées.

Où donc est la vigueur de nos vertes années,
La belle certitude aux courses obstinées,
La vaillance et l’éclat et l’aurore et les blés ?

La moisson est rentrée mais le grain a germé ;
Seule une moisissure, aux granges désertées,
Raconte aux vents amers que nous avons été.

novembre 2006

Publié dans Nostalgie

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Merci pour ce partage bonne journée
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