Didon

Publié le par Lionel Droitecour

Guido Reni, (1575-1642) Les adieux de Didon à Enée, détail

Guido Reni, (1575-1642) Les adieux de Didon à Enée, détail

Une reine se meurt au pas de la musique
Et les voiles d’Enée emportent sa supplique…
En écoutant l’appel tragique de Didon
Sublimé par Purcell aux cordes d’un violon,

C’est l’humaine marée qui se brise à l’écueil
Et mon âme blessée au bois de son cercueil.
« Souvenez vous de moi, non de ma destinée… »
Chante le musicien sur la basse obstinée

Et le néant frémit lorsque sa voix résonne.
Dans les éthers sans fin l’étoile s’en étonne,
L’infini chamarré de fragrances intimes

Implore en la nuée des osmoses sublimes
Et s’invente à nos cœurs, béant de cet amour,
Le désir surhumain d’un dieu, au point du jour.

Lionel, 17 février 2008

 

Publié dans Musique

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