À l’indicible

Publié le par Lionel Droitecour

Auguste Rodin (1840-1917) Le baiser, détail

Auguste Rodin (1840-1917) Le baiser, détail

Tu ne me diras rien, le silence suffit,
Quelquefois, aux amants dans la geste d’aimer,
Nos soupirs écrivant, en de vagues clartés,
L’arabesque des joies sur l’antique grimoire.

Et nous serons ce don, superbe et dérisoire,
Que le désir affole en brusques apartés,
Idylle qui corrompt, d’un ciel à clairsemer,
La hantise du mal en son antre bouffi.

Dès lors, dans le trépas que seront nos hivers,
Lorsque le temps prononcera son vain parjure
Dans le silence même où vont nos effusions ;

Là, par l’union des corps, en d’intimes fusions,
Matière à l’unisson des forces de nature,
Nous serons ce limon qui peuple l’univers.

octobre 2011

 

Publié dans Amour

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T
très beau ce poème
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E
Beau ses mots bonne soirée
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