Reprise

Publié le par Lionel Droitecour

... Dès lors hors je m’élève aux fragrances des fleurs / Ivre du renouveau qui s’empare des cœurs ...

... Dès lors hors je m’élève aux fragrances des fleurs / Ivre du renouveau qui s’empare des cœurs ...

Il me vient à l’esprit ce songe, par instants,
Que je fus mort jadis il y a fort longtemps.
Une secrète grotte, en moi, sait ce mystère
Qui, débordant ma vie s’érige en mon beffroi.

Dans un long crépuscule, éludé, sans effroi,
J’y contemple le ciel où ma langueur se terre,
Oublieux de son mal, du feu, de la géhenne,
Au large et aux embruns lisière souveraine.

Fondant sur les marées mon invincible élan
J’emporte l’équinoxe, âme des sédiments,
Et, pareil au jusant, quitte mes ossements.

Dès lors, hors je m’élève aux fragrances des fleurs,
Ivre du renouveau qui s’empare des cœurs
Et dans la chair transie, ample, va se mêlant.

novembre 2008

Publié dans Spiritualité

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