Écho du ciel latent

Publié le par Lionel Droitecour

... Ainsi se trace au jour ma forme en le réel, / Où je passe, étranger, comme un navire abscond ...

... Ainsi se trace au jour ma forme en le réel, / Où je passe, étranger, comme un navire abscond ...

Je ne sais pas pourquoi la vie me pèse tant
Dans le décompte obscur de mes journées sans heurts,
Où ne connais la joie, non plus que le malheur,
Sur cette grève, enceinte où s’érode le temps.

Où mon désir se tient, il n’est qu’un fol accent,
Loquace privilège où mon verbe s’agace,
Tressé dans le réel que ma plume délace,
Dans ma rime aux langueurs d’un chœur obsolescent.

Ainsi se trace au jour ma forme en le réel,
Où je passe, étranger, comme un navire abscond,
Chargé d’une chimère, inutile et fécond.

Ainsi dans mon sillage en l’embrun, par instant,
Il est dessous la vague un reflet spirituel
Comme d’un songe lourd l’écho du ciel latent.

mars 2012

Publié dans Spiritualité

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