Sentinelle dérisoire

Publié le par Lionel Droitecour

... Il paraît sentinelle dérisoire et monte une garde oubliée au seuil d'un ciel éteint ...

... Il paraît sentinelle dérisoire et monte une garde oubliée au seuil d'un ciel éteint ...

Il fut peint et repeint, puis peint et re-repeint
L'ancien banc de jardin dont fond la vieille fonte,
Vert de gris empesé de multiples coulures,
Arcanes surannées aux voliges moussues.

Il n'est point d'angle, ici, tout en rondeurs pansues
Espérant un fessier digne de ses épures,
Il paraît sentinelle dérisoire et monte
Une garde oubliée au seuil d'un ciel éteint.

Délicieusement désuet au temps présent,
Epave d’autrefois ensablée aujourd’hui
Dans l’allée où nul pas désormais, ne résonne.

Mais j’y vais exhiber, quelquefois ma personne,
Quand la mélancolie, en ces lieux, me conduit
Pour dessiner un vers, en ses rumeurs, puisant.

juin 2015

Publié dans Sensation

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A
Joli poème sur ce banc qui a du connaître son heure de gloire, maintenant délaissé, attendant sa triste fin ou l'âme charitable qui le restaurera dans la fonction et son utilité...
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