Vers la nuit

Publié le par Lionel Droitecour

... Antre d’obscurité, ses volets en clôture, mon âme en la maison est un ventre d’ennui ...

... Antre d’obscurité, ses volets en clôture, mon âme en la maison est un ventre d’ennui ...

La nuit ne nous a pas apporté la fraîcheur,
Le mot de canicule s’inscrit à mon front,
Chaque geste paraît un inutile affront,
Le temps, plus que jamais, est un sombre faucheur.

Antre d’obscurité, ses volets en clôture,
Mon âme en la maison est un ventre d’ennui,
Le jour un repoussoir à tendre vers la nuit,
Le noble été devient méprisable roture.

La suée vient brûler l’échine qui s’émeut,
Même l’effort d’aimer comporte sa lisière,
Quand le corps exténué, las, se change en rivière.

Libre dans l’immobile, affalé de silence,
J’appelle dans ce vers, que la stance promeut,
Une altérité froide offerte à ma carence.

juillet 2015

Publié dans Sensation

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A
Ah... On s'y croirait presque (en été), ça fait du bien ! :-)

(il est vrai que les grosses chaleurs sont assez usantes, mais l'été est tellement éphémère en nos tristes contrées !)
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