En la nuit qui s’avance

Publié le par Lionel Droitecour

Gustav Klimt, (1862-1918), La mort et la vie 1908, détail

Gustav Klimt, (1862-1918), La mort et la vie 1908, détail

Dans l’étrange huis-clos de mon âme en carence
Déroge la cadence où puise ma souffrance
.

Ainsi j’ai mon errance en toute déshérence,
Sans fin sera la faim où est ma désinence
.

Je n’ai été, je pense, qu’une incohérence,
Enfance sans instance en ma désespérance
.

J’ai cédé chaque stance au repli d’une offense,
Outrance de parole en ce corps en partance
.

En chaque anse j’ai fait, en l’humble circonstance,
À l ‘amble, un pas de danse, ignorant ma distance
,

Une écume, une absence, brise sans substance,
Dense, dans l’ombre était ma seule suffisance
.

Et, telle une occurrence, inerte en sa présence,
Je reste sans défense en la nuit qui s’avance
.

septembre 2015

Publié dans Fongus

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A
Joli exercice de style, réalisé avec "aisance" :-), en même temps un très beau texte...
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