Parade du paradoxe

Publié le par Lionel Droitecour

... Comme un macabre danse, au chant de son remord, sous le tympan gothique, ignoble farandole ...

... Comme un macabre danse, au chant de son remord, sous le tympan gothique, ignoble farandole ...

Une page de plus pour apaiser l’angoisse
Et cette étreinte crue où mon âme se poisse ;
Comme en verbeuse trace une allitération,
Aux ressauts des échos, verso d’une scansion.

Oh le puissant appel où redouble la rime
En l’écume des mots qu’en vain l’esprit sublime ;
Marée renouvelée sur l’estran d’équinoxe,
Epave démembrée où va mon paradoxe.

Croire et douter ensemble, être la terre et l’eau,
La flamme et l’espérance, azur ou bien caveau,
La lame aussi la chair et vif autant que mort ;

Comme un macabre danse, au chant de son remord,
Sous le tympan gothique, ignoble farandole,
Grimaçante parade au regard d’une idole.

 juillet 2011

Publié dans Art poétique

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