Métronome des brisants

Publié le par Lionel Droitecour

... Frissonnement d’un ciel, à peine sensation, tracé par la croisée qui en fait une incise ...

... Frissonnement d’un ciel, à peine sensation, tracé par la croisée qui en fait une incise ...

Devant l’orée du jour est une heure indécise
En un ciel imparfait, comme une hésitation,
Qui troque lentement ses nocturnes haillons,
Et l’étoile en pâlit, aux lignes d'horizons.

On ne sait cependant quelle est cette couleur :
Est-ce un gris de métal, dont il a la froideur,
Frissonnement d’un ciel, à peine sensation,
Tracé par la croisée qui en fait une incise ?

Bientôt, tel un embrun précisant son atour,
Le bel azur viendra, ou le plomb des nuées,
Pour décider nos cœurs à vaquer sans amour.

Et, comme un métronome entêtant ses battues,
Nous rejoindrons le flot des âmes exténuées
Qui taisent, aux brisants, leurs peines rebattues.

juin 2011

Publié dans Sensation

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A
Très, très joli... J'ai beaucoup aimé :

"Bientôt, tel un embrun précisant son atour,
Le bel azur viendra, ou le plomb des nuées,
Pour décider nos cœurs à vaquer sans amour"

Dont je me permets, ô sacrilège ! de livrer ma propre petite version :

"Bientôt, tel un embrun précisant son atour,
Le bel azur viendra, ou l'appel des nuées,
Pour décider nos cœurs à voguer vers l'amour"

Finalement... C'est presque pareil... non ?
:-)
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