Facondes

Publié le par Lionel Droitecour

... Et cette logorrhée dont le dol nous inonde ... pour apporter le vide aux confins de la terre ...

... Et cette logorrhée dont le dol nous inonde ... pour apporter le vide aux confins de la terre ...

Inutiles ces mots échangés sans passion,
Amas entremêlés de molle componction,
De certitudes vagues, de poisseux ennui,
Bavures dans le jour pour déguiser la nuit ;

Paroles ressassées des verbeux artifices
Consacrés aux futiles et frivoles offices,
Qui ne créent de durable, aux stances infinies,
Qu’une image perverse en nos âmes enfuies ;

Et cette logorrhée dont le dol nous inonde,
Plus vive qu’un éclair à parcourir le monde
Pour apporter le vide aux confins de la terre ;

Livide, sous la peau en l’heure solitaire,
Meurtrière du temps, dans sa trame adultère,
En la foule ressasse sa creuse faconde.

juin 2006

Publié dans Citoyen

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