Chaire de mon désir

Publié le par Lionel Droitecour

... Chaire de mon désir, sans nom, amer accent ... qui se perd en rumeurs aux lueurs couchant ...

... Chaire de mon désir, sans nom, amer accent ... qui se perd en rumeurs aux lueurs couchant ...

Le muscle poétique, en silence, travaille.
L’athlète des mots pousse, ainsi, vaille que vaille,
Le rocher de Sisyphe au sommet de sa rime,
Y trouve l’infini, où son regard s’arrime,

Et contracte et résout et contraint en sa trame.
Il transcende au réel son doute, aussi son drame,
En un flot contenu de paroles mortelles.
Inconsolable appel, aux rives spirituelles
,

De ce rêve incomplet et maculé de verbe,
Insondable écho où se tresse une gerbe,
Hyperbole de sens où danse un mètre en sang ;

Chaire de mon désir, sans nom, amer accent,
Saillants en mes remords où murmure ce chant
Qui se perd en rumeurs aux lueurs couchant.

Lionel, 22 janvier 2007

Publié dans Art poétique

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