Estuaire

Publié le par Lionel Droitecour

Alexandre Thiollet (1824-1895), « La Grande Moulière de Villerville »  estuaire de la Seine

Alexandre Thiollet (1824-1895), « La Grande Moulière de Villerville » estuaire de la Seine

Parfois, dans les étés, lorsque le soir décline,
L’air, en tièdes parfums, nous porte son effluve
Et vivre paraît simple. Immobiles, sereins,

Une molle langueur lovée au creux des reins,
Nous contemplons la terre, étale, comme un fleuve
Qui s’ouvre vers la mer. Une saveur marine

Implore cet estuaire où l’océan s’incline
Et, dans ce havre enfin, libre, notre âme trouve,
Fugace éternité, d’inpalpables chanfreins.

novembre 2005

Publié dans Spiritualité

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A
Un poème sur l'été, l'éther et l'éternité... et magnifique, en plus...
Avec ça tu ne peux que m'inspirer et me ravir, merci pour ces moments privilégiés !
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