Bouquinistes

Publié le par Lionel Droitecour

Albert Hartweg, Trésors cachés, aquarelle

Albert Hartweg, Trésors cachés, aquarelle

Sur les étals branlants où sont pages jaunies,
Empilements bancals de stances et de proses,
Il est un grand silence au milieu de la foule
Qui passe et déambule en la presse des villes.

Dorment en ces feuillets des verbes intranquilles,
Ce bruit que fut l’histoire avant qu’elle s’écroule,
Reliures embaumées comme strates moroses,
Rumeurs décolorées des mortes symphonies.

Des mains molles parfois caressent le papier,
Entrouvrent un recueil, un ancien magazine
Pour discuter un peu du prix, au crayon mis.

Mais bien souvent, hélas, ils restent endormis,
Ces vieux livres éteints que le temps assassine
Où s’accumule en vain la brume et le poussier.

juin 2010

Publié dans Sensation

Commenter cet article

L
Je rêve de vivre pamis eux et de lire et lire et relire ..
Elle est belle, aussi, l'aquarelle ..
Répondre
L
Le lien pour visiter le site de mon ami Albert est un peu en dessous, sur cette même page :
"Albert met l'eau en couleur"
Qui renvoie sur le lien suivant :
http://albert.hartweg.over-blog.com