Aux lices de l’amour

Publié le par Lionel Droitecour

Aux lices de l’amour

Les tout-petits enfants ont le regard bien droit,
Ils contemplent en vous, quand ils vous dévisagent,
Un lien profond et vrai, il n’y a pas de triche,
Et rien n’est pour du beurre où leur âme se pose.

Ils sont l’entier serein dans la nouvelle prose,
Le verbe en eux, promesse, est une belle friche,
Hantée par le possible ; en leur esprit voyagent
Les lendemains offerts aux rives sans effroi.

Hélas, qui vient froisser cette aurore profane
Le temple de l’humain et meurtri l’avenir,
Barbare, qui perpètre un crime abominable,
Déflorant sur l’autel une aube virginale.

Et dépouillée de soi par la crainte animale,
Errance dévoyée qui se tient pour coupable,
Une âme assassinée boite sans subvenir
Aux lices d’un amour dont le bonheur se fane.

mai 2014

Publié dans Résilience

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C
magnifique ce poème
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L
Trés beau...
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