Les héros s’amarrent, Céline

Publié le par Lionel Droitecour

Homophonie approximative...

Homophonie approximative...

Javelles, eussent catin, te râpent or tes nécroses,
Méchant navet t’en prie d’un messin hure cause,
Qu’Hélène troussée, raie, non plus le conte hennir.

Laines ont tes clartés. L’Hérault songe en volées
Dans l’évent, à l’amer, Sanson tout est halé.
Ailés, sans suie vit lot fournées pleurs et vernir.

Lava, gué, nappa ruraux, j’ai haie mais commet enfla met,
Et choir maraud, banco rang net et toucan paumé…
Est ce pire, aise en sur-moi, l’ode, Oran sous vaine ire.

novembre 2012

Publié dans Calembours

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Avisferrum 23/05/2015 12:02

Merci pour ces éclairs si semant (hic) !
J'adorais Gotlib, surtout les "Rubriques à Brac", je vais voir dans les BD héritées de feu mon oncle si les Dingodossiers y figurent...

Lionel Droitecour 23/05/2015 14:54

Tout compte fait, j'ai dit "Dingodossiers" mais c'était peut-être bien une Rubrique à brac, bien branque...

Avisferrum 23/05/2015 10:08

Là je dois reconnaitre en toute humilité qu'il doit me manquer un "petit quelque chose" pour comprendre ce genre de textes, le "Livre aux Sept Sceaux" ne pourrait-être plus imperméable pour mon esprit obtus...
Et Marceline n'est plus là pour m'éclairer...

Lionel Droitecour 23/05/2015 11:05

C'est pourtant d'une simplicité biblique... Il suffit d'oublier le sens des mots. Il ne sont que syllabes, sons voisins de ceux dont ils sont le palimpseste ( ou pâle inceste, en hommage à Œdipe et son Sphinx...)

Or donc :

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses

Devient :

Javelles, eussent catin, te râpent or tes nécroses

Et ainsi de suite, sans autre prétention que de s'amuser un peu au dépend de Marcelline, pour laquelle j'ai néanmoins un profond respect. Elle fut l'un des poètes majeurs de son temps.

Le sieur Gotlib, dans ses Dingodossiers, en avait déjà donné une version plus que réjouissante...