Croisées du ciel

Publié le par Lionel Droitecour

... Parader dans l’oubli de ces tristes décors, projetant nos regards qui mouillent le réel ...

... Parader dans l’oubli de ces tristes décors, projetant nos regards qui mouillent le réel ...

Fuir devant soi, toujours, en espérant l’aurore
Et duper cette cendre en de vagues fumées ;
Panaches incertains exhalés de nos vies,
Pour se fondre aux marées des nuées, sous le vent.

Puis de ses mains se faire un improbable auvent,
Visière d’infortune au seuil de nos envies,
Histrion dévoyé aux sentes exhumées
Chaque jour de la chair, qui, sans cesse, pérore.

Parader dans l’oubli de ces tristes décors,
Projetant nos regards qui mouillent le réel
Dérisoires, abscons, stupidement zélés.

Et, souillés de nous même, appesantis et laids,
Interroger sans fin, sous les croisées du ciel,
La mort, qui mord l’échine et dépouille les corps.

août 2010

Publié dans Spiritualité

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