Pieds de cochons

Publié le par Lionel Droitecour

... Bisouillant en riant ce délice d’arpions au festin d’osselets de nos pieds de cochons ...

... Bisouillant en riant ce délice d’arpions au festin d’osselets de nos pieds de cochons ...

La mine réjouie et la lippe gourmande,
De ses marmots curieux attisant l’impatience,
Parfois, papa, le soir, rentrait, faisant mystère
D’une chose cachée, - à peine - dans sa main.

« Fait-voir, dit-nous, c’est quoi » et, narquois, l’œil gamin :
« Fermez les yeux ! », Voici, sans plus de commentaire
Dessous nos trous de nez et sous notre jouvence
À l’odeur il fallait déciller son offrande.

Point de fleurs, pensez-vous ! De gâteaux, de bonbons !
Non, mais bien mieux que ça, et nous en salivions :
Promesse de bientôt barbouiller nos assiettes,

En se suçant  les doigts, collants jusqu’aux mirettes,
Bisouillant en riant ce délice d’arpions
Au festin d’osselets de nos pieds de cochons.

novembre 2011

Publié dans Souvenirs

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A
Ah, excellent, je me rappelle en effet les pieds de cochon !
Ceux cuisinés par ma grand-mère n'étaient pas panés comme sur la photo... enfin ce n'est pas que le cochon ne fusse pas né, mais ses pieds ne l'étaient pas... non, non, il n'est pas né sans pieds, je veux dire que son pied dans le plat... naaan, il n'avait pas les pieds plats !!!
En tout cas j'admire ta capacité à écrire un poème évocateur avec les petits détails de la vie de tous les jours, bravo !
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L
Attention mon ami je te sens au bord de la contagion calembourdesque, foutraque et pataquestique, sinon sarcastique.
Pour le reste, ne sont-ce pas les petits détails de la vie qui font l'irremplaçable sel ? Et la matière première des souvenirs émus...