Barricades

Publié le par Lionel Droitecour

... Et lorsque la camarde, en nous, sera crevée, dans la nuit murmurée endormis sans rebours ...

... Et lorsque la camarde, en nous, sera crevée, dans la nuit murmurée endormis sans rebours ...

Donne-moi un fusil, j’irai tuer la mort
Et je mettrai le feu à sa pompe funèbre
À tous ces oripeaux de crêpe et de cercueil,
À la tombe maudite et tout son appareil.

Et puis j’irai chercher ce rayon de soleil
Accroché à ton front pour immoler le deuil ;
Assassin dans le jour de la froide ténèbre.
Meurtrier sans regret, ni chagrin, ni remords,

Nous irons tout les deux murer nos citadelles
Retranchés dans l’aurore au fracas des amours,
Nous rirons de nos joies qui seront éternelles.

Et lorsque la camarde, en nous, sera crevée,
Dans la nuit murmurée endormis sans rebours
En la vague serons, que nous avions rêvée.

mai 2007

Publié dans Amour

Commenter cet article