À l’intervalle

Publié le par Lionel Droitecour

... Toujours on ment, toujours on triche, notre cœur semble cette friche ...

... Toujours on ment, toujours on triche, notre cœur semble cette friche ...

La conscience est le seul remède
Aux
jours, semés à l’incartade
En cette étrange débandade.

Toujours on ment, toujours on triche,
Notre cœur semble cette friche
Aride, où niche l’intermède.

Au bal où vont nos illusions,
Fragments dispersés en l'espace,
Nous perdrons notre moindre trace.

Et, sciant les mêmes rengaines
Nous trainerons, où sont nos peines,
Les vieux rêves que nous avions.

Causeur, hâbleur et vil poseur,
Avance, danse, contredanse,
Pantin, au fil qui te balance.

Au leurre ardent de nos mémoires
Vont se fondre nos idées noires,
Au chant lucide du malheur.

On tente, alors, de faire l’ange,
On se range dans l’intervalle
Du boniment que l’on déballe.

Mais le soir sait ce que l’on vaut
Dans la brisure où l’on prévaut,
Aigre, conscient de notre fange.

juin 2010

Publié dans Névrose

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