Cérémonial

Publié le par Lionel Droitecour

... Que manque-t-il encor ? Peut-être un peu de thym …

... Que manque-t-il encor ? Peut-être un peu de thym …

 J’ai été, au cellier, remuer des bouteilles
Pour choisir, avec soin, celle qui nous plairait.
J’ai cuisiné le plat, déjà, depuis la veille
Qui, lentement, mijote exhalant ses fumées.

Et puis la table est mise. Aux bougies parfumées
J’ai conjoint le bouquet de cette fleur vermeille,
Avivant l’apparat que l’amour éclairait
À nos agapes, certes, à nulles pareilles.

Que manque-t-il encor ? Peut-être un peu de thym…
Ta présence, bien sûr, évadée un matin,
Qui dort dessous le marbre au champ où sont les morts.

Vois, je ne t’oublie pas, c’est notre anniversaire,
Hélas ! J’ai, sur le cœur, tout un lot de remords ;
Qui poursuit mon chemin, dans l’ombre, solitaire.

Lionel, 20 avril 2010

Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé aux onguents pour embaumer leurs morts.

Les Grecs en brûlaient devant l'autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures, pensant que cette plante était source de courage ; ils en mettaient aussi dans leurs plats ; le thym était également utilisé à profusion comme parfum stimulant qu'ils versaient dans leur bain ou dont ils s'oignaient le corps.

La légende veut que Pâris enleva Hélène et que la princesse était fort triste : à chaque larme qui tombait de ses yeux sur le sol, naissait une touffe de thym.

( source : Wikipedia )

Publié dans Amour

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