Au frère défunt

Publié le par Lionel Droitecour

... Puisses-tu à jamais, comme l’oiseau géant, Glisser sous l’horizon bleuté du firmament ...

... Puisses-tu à jamais, comme l’oiseau géant, Glisser sous l’horizon bleuté du firmament ...

Tu viens de déserter ton vieux lit de souffrance…
Pour toi j’espère un ciel, un Eden, un jardin
Où ton âme blessée pourra, enfin, fleurir ;
Mon frère, mon chagrin, mon dol et mon angoisse.

Va, je te laisse ici ce vain mot de pardon :
Qu’il soit à tes côtés aux rives d’Achéron,
À ta bouche monnaie pour tribut à Charon.
Qu’il te conduise, enfin, au lieu qui nous délivre !

Aveugle, du trépas qu’égrène la folie,
La Parque sans regard, fileuse magnanime,
En la trame ténue d’un corps cadenassé

À dénoué le lien de la schizophrénie…
Puisses-tu à jamais, comme l’oiseau géant,
Glisser sous l’horizon bleuté du firmament.

janvier 2010

 

Publié dans Autobiographie

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I
Magnifique poème, que j'avais eu le grand honneur de découvrir il y a quelques semaines déjà...
"Puisses-tu à jamais, comme l’oiseau géant,
Glisser sous l’horizon bleuté du firmament"
Rien à ajouter, c'est simplement superbe... Merci !
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