À l’an nouveau

Publié le par Lionel Droitecour

Enfant endormi, école française XVIIIe siècle, détail

Enfant endormi, école française XVIIIe siècle, détail

À l’an nouveau des jours anciens,
S’il m’en souvient…

Mère jadis nous faisait beaux,
À l’an nouveau,

Et nous dînions chez nos anciens,
Parents, cousins.

Je haïssais les embrassades
Et les rinçades

Et tous ces propos convenus,
Tant rebattus.

Je me cherchais un petit coin,
S’il m’en souvient,

Attendant que tout fut fini,
Tard, dans la nuit.

Alors mon père, épanoui,
De l’endormi,

Emportait l’âme endolorie
Aux temps enfuis.

31 décembre 2007

Publié dans Souvenirs

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I
C'est marrant, mais ce joli poème - auquel je peux tout à fait m'identifier - me fait prendre conscience que je n'ai que peu de souvenirs des soirées de réveillon de mon enfance...
Je me rappelle juste de quelques détails, notamment le traditionnel "mousseux" et les petites brioches de Nouvel An appelées "Neujahr Stollen" dont on peut voir la recette ici :
http://sandrakavital.blogspot.fr/2005/10/brioches-dalsace-du-nouvel.html
Pas évident d'en trouver de bons actuellement, dans ma mémoire ceux de mon enfance étaient succulents, même le mousseux (ou "Kriter") me paraissait un nectar divin... ce qui n'est plus vraiment le cas actuellement !
Du coup je me pose la question existentielle : ai-je mal vieilli ou la qualité des choses s'est-elle perdue...?
La réponse est sans doute : Les deux, mon capitaine ! :-)
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