Cale sèche

Publié le par Lionel Droitecour

Ivan Konstantinovich Aivazovsky (1817-1900)

Ivan Konstantinovich Aivazovsky (1817-1900)

J’ai fuit, devant la nuit aux ombres de l’aurore,
À guetter l’horizon qui pâlit lentement,
La future agonie est là, qui s’élabore,
Et j’en sais le contour en mon linéament.

Âme ne suis qu’un corps et j’en sais le tourment,
Au-delà de l’angoisse une forme s’ignore,
Et, projeté dans l’onde erre mon gréement :
Nul espoir en l’eau grave et nulle escale encore.

Le vent qui me poursuit murmure doucement,
Lame de mon poème ainsi qu’un sémaphore
Et je vais vers l’écueil où l’écume nous ment.

En la brume parfois, qu’un vain songe colore,
Il est une avarie sous un ciel moins clément,
Cale sèche en l’octroi que la vague déflore.

septembre 2012

Publié dans Marine

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