Math est l'Attique

Publié le par Lionel Droitecour

L’algèbre fut ma fièvre et me semblait maudire, Insondable prison de ma pauvre âme vide.

L’algèbre fut ma fièvre et me semblait maudire, Insondable prison de ma pauvre âme vide.

Thalles et Pythagore, en complices d’Euclide,
Jadis dieux tout puissants dedans leurs morne empire,
Ont oppressé longtemps, en l’art mathématique,

Le cancre que j’étais. Horreur arithmétique !
L’algèbre fut ma fièvre et
me semblait maudire,
Insondable prison de ma pauvre âme vide.

En ce temps j’ai compris, las, que j’étais stupide,
Lors me désaltérais aux fontaines du lire
Où Polymnie bruissait des rives de l’Attique.

janvier 2012

Publié dans Autobiographie

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