Le souffle du poème

Publié le par Lionel Droitecour

... robot parmi les machines, le futile, assassin, nous vole et nous exalte ...

... robot parmi les machines, le futile, assassin, nous vole et nous exalte ...

Nous n’avons rien conquis, pas même notre joie,
Nos âmes vendues à l’encan,
Sur un lit de mélancolie,
Sont parures de draps, froissés par la luxure.

Bien que gavés, toujours, d’un vain désir parjure,
Nous construisons notre folie
Dans ce monde empli de boucan
Où se dérobe un cri que la rive dévoie.

L’enfer est entre nous, aux murs et sur l’asphalte
Où, robot parmi les machines,
Le futile, assassin, nous vole et nous exalte.

Et fantômes de soi dans le petit jour blême,
Hagardes, nues, ploient nos échines,
Où songe, chœur ancien, le souffle du poème.

août 2012

Publié dans Citoyen

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