Vestige

Publié le par Lionel Droitecour

Vestige

Le petit enfançon pas plus haut que trois pommes
Avait un gros ballon, plus rond que sa figure.
Et cette chose énorme, échappée de ses mains
Roulait en bondissant devant sa course folle.

C’était une douceur, comme fleur en corolle
Que ce bouquet de vie riant aux lendemains
Et mon œil s’émouvait de sa vive nature
Comme d’une embellie au songe que nous sommes.

Nous rêvons d’une empreinte à nos pas dans l’argile,
Nous espérons un lieu, une crypte où perdure
Un peu de notre histoire au chant d’une humble épure.

Mais l’enfance à jamais porte notre vestige
Et nous demeurons seuls au bord de ce vertige
À contempler sa force en sa geste gracile.

juin 2007

Publié dans Enfance

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I
Bel hommage à l'innocence de l'enfant, "ce bouquet de vie riant aux lendemains"...
A quel moment avons-nous perdu le fil qui nous reliait à cette insouciance et ces promesses d'un avenir radieux..? Répondre à cette question aiderait peut-être à le retrouver !
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D
Tout simple et tout joli celui-là ... J'aime bien !
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