À l’enfant de l’aube

Publié le par Lionel Droitecour

À l’enfant de l’aube

Il est un grand sourire en une face ronde,
Le petit enfant blond qui court entre les jambes,
Au milieu des grands, joyeuse contrebande,
Il galope à tout va en ses rives fantasques.

Les pisse-froids, boudeurs, s’offusquent de ses frasques,
Quand sa mine, partout apporte sa prébende,
Un poète en ferait le sujet des ses iambes
Un peintre un feu follet pour éclairer le monde.

Son rire cascadant s’immisce entre les gloses
Ses bouclettes jolies, ses vaines périphrases
Festonnent l’embellie dans la raideur des proses.

Il est plus que parfait dans son aube d’enfance,
Gracieuse humanité hors des sottes emphases
Et qui danse sa joie au chant de l’espérance.

mai 2011

 

Publié dans Enfance

Commenter cet article