Des vertes incartades

Publié le par Lionel Droitecour

Alberto Giacometti, (1901-1966), enfants au lit

Alberto Giacometti, (1901-1966), enfants au lit

Les tout-petits enfants ressemblent à des flammes,
Il brûle dans leurs yeux, le feu qui les étreint,
Leurs cris, leurs ris, leurs jeux, leurs gambades jolies,
Leurs cabrioles sont le parfum de la vie.

Ils n’ont pour seul désir que l’immédiate envie,
Têtes folles, s’ils ont, sont puériles folies,
Et quand le soir les prend, qui, d’un coup, les éteint,
Pareils aux anges sont dont ils semblent les âmes.

Dans l’ombre illuminée de toutes les myriades
Que sont, dans le couchant, leurs rêves écarlates,
Ils traversent la nuit pour saluer l’aurore.

Luciole, en nous, l’enfance est notre sémaphore,
Le socle frémissant des intimes pénates,
Où l’écho bruit, sans fin, des vertes incartades.

juin 2013

Publié dans Enfance

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