Au dessin des rumeurs

Publié le par Lionel Droitecour

Corinthe, Jeune homme jouant de la lyre, vers 500 av. J.-C.

Corinthe, Jeune homme jouant de la lyre, vers 500 av. J.-C.

Ces quelques mots, encore, avant que la nuit vienne,
Ma lyre n’est point morte, ou froide ma lanterne,
Mon œil sombre reluit sous ma paupière lasse
Et ma lèvre s’enquiert où la muse conspire.

Allons, voici, tracée, en ce modeste empire,
Une écume de moi que la marée ressasse,
Et, sans effort, encor, je puise en ma giberne
Un écho, métaphore en la gerbe mienne.

Oui, j’en ferai des vers, puisque tu me tourmentes,
Une brassée d’azur où le ciel se lamente
Et meurt désenchanté au champ de l’espérance.

De ces vagues rumeurs qu’il faut que je commente
Voici l’âpre dessin perclus de mon errance
Où mon âme, parfois, comble sa déshérence.

février 2011

Publié dans Art poétique

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