Zénith

Publié le par Lionel Droitecour

Zénith

Un poème, à la diable, à fleurit sous mon pas.
Ma mémoire infidèle appelle et ne retient,
Comme à une échancrure en un ciel incertain,
Que cette trace bleue en l’horizon, là-bas.

Et, de cette blessure entrevue par instant,
Trace d’une lumière où j’habite, parfois,
Lisière de ma veille et d’un sommeil narquois,
Je trace cette ellipse où mon cœur se distend.

De quelle volonté suis-je alors l’instrument,
Qui parle par ma voix et tremble par moment
À l’orée de ma lèvre abouchant son désir ?

Qu’est-ce qui s’effarouche, au geste du gésir
Aux pieds de cette rime adoubant mes échos
Comme un double au zénith que trouble mes sanglots ?

octobre 2008

Publié dans Art poétique

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