Wholtemperierte klavier

Publié le par Lionel Droitecour

Un dessin du musicien et caricaturiste Gerhardt Hoffnung (1925-1959)

Un dessin du musicien et caricaturiste Gerhardt Hoffnung (1925-1959)

De longue date on sait que les doigts du pianiste,
À force de frapper l’ivoire, au bois des touches,
Echauffent le clavier. Au point qu’il faut souffler
Parfois sur celui-ci comme on fait sur la soupe !

Cet épineux problème a contribué naguère
Au développement des virtuosités…
Utile à l’organiste, ainsi immunisé
Contre le froid glacial, l’hiver, en son église ;

Ce défaut de facture apparemment bénin
À cependant troublé, au salon du puissant,
- Qui, parfois s’en plaignit - de gémissements sourds
Le concert, assemblée de nobles instruments.

Longtemps on a cherché par diverses méthodes
À vaincre cet ennui et c’est, pour le citer,
Le grand Jean-Sébastien qui donna la réponse
À cet inconvénient aujourd’hui maîtrisé.

On peut désormais jouer sans plus d'interruptions
Dues à l’échauffement, par vingt-quatre fois deux,
- Au seul risque majeur de brûlures mineures,
Le prélude ou la fugue, enfin, bien tempérés.

janvier 2008

Publié dans Musique

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D
Si c'est vrai, j'apprends quelque chose ... !
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L
Autant tique que haute en toque.