Sur la peau d’une moire

Publié le par Lionel Droitecour

Couché de soleil sur le Mont-Blanc, http://www.fotocommunity.de/pc/pc/display/31460686

Couché de soleil sur le Mont-Blanc, http://www.fotocommunity.de/pc/pc/display/31460686

Il y eu ce moment, calme dans le silence,
Où la musique, en moi, naissait comme le chant,
D'une respiration profondément discrète,
Un murmure à ma lèvre, épousée dans l’instant.

Absorbé tout entier et comme équidistant,
Dans le mitan de l’âme, en sa veille concrète,
Entre l’informulé dans l’or du soir couchant
Et ce qui est conçu de la nocturne instance

J’étais ; au contrepoint parfait de la mémoire.
Que sommes nous sinon qu’un lot de mélodies
Dans l’ample résonnance, au miroir de l’esprit,
Que sont toutes nos gammes, nos appoggiatures ?

Et tous ces ornements qui paraissent griffures
En l’arche d’une voix comme en l’écho d’un cri,
Fantômes imprudents, vaines palinodies,
Arc en ciel fourvoyé sur la peau d’une moire.

juillet 2013

Elisabeth Schwarzkopf chante "Im Abendrot"  dernier des "Vier letzte Lieder"
de Richard Strauss (1864-1949)
avec le l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam
sous la direction de GEORGE SZELL

Publié dans Musique

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