Orphéon

Publié le par Lionel Droitecour

Orphéon

Louis Léopold Boilly, (1761-1845),  les chantres

Il est des bruits divers et des conversations
Dans le chœur Orphéon, lors des répétitions,
Quand, d’un pupitre l’autre, on bute longuement
Au chant de l'
anacrouse, en la levée, rétive.

Des basses en légions mais, la mine chétive,
Quelques pâles ténors haussent au firmament
Leur gosier, qui s’enraye en maigre falsetto :
Lors le doute harmonique assaille maint alto.

Ivre de mélodie, voici les soprani
Dont le timbre s’étiole, en grimpant, et faiblit.
Pareil au sémaphore, entêtant ses battues,

Gesticulant, le chef ranime ses recrues...
Et, parfois, oh surprise ! Hâve, en l’Ave Verum,
La musique surgit de ce vade-me-cum.

septembre 2007

Publié dans Musique

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