La Ramade

Publié le par Lionel Droitecour

Le lac de la Ramade, commune de Flayat, Creuse, photo LD

Le lac de la Ramade, commune de Flayat, Creuse, photo LD

J’entend frémir, ici, le chant de l’origine,
Il monte à l’indistinct de chaque touffe d’herbe,
Et ce lieu sur la terre est seul à m’émouvoir,
Où mon cœur bat toujours en la même chamade.

Des enfant nus, encore, au bord de la Ramade
Pataugent en riant où je fus leur miroir,
Jadis au temps anciens où j’ignorais le verbe
À l’orée d’un printemps qu’un poème termine.

Hélas, la nostalgie n’est qu’un hochet bavard,
Vieux radoteur je vais pérorant ma rengaine
Aux troncs des arbres morts où geint la solitude.

Il est en ces émois une distance prude,
En l’intime pudeur de ma mémoire vaine
Où ce monde se meurt à mon triste regard.

novembre 2012

Publié dans Nostalgie

Commenter cet article