Imposée au silence

Publié le par Lionel Droitecour

Imposée au silence

De la cheville au chevalet, tendus jusqu’au cordier,
Nous sommes, sous l’archet du monde, en devenir ;
Âme, dessous la peau en table d’harmonie,
Instrument de nos vies sur la touche d’ébène.

En nous, confusément, la musique s’égrène,
Pareil au vaste chœur, en sa polyphonie,
Dans le tempo du temps, qu’il nous faut soutenir,
Sous la ferme battue d’un maître au port altier.

Ample, l’orchestration file vers la cadence,
Un fugato subtil, impérieux et songeur,
Nous mène à l’émotion où culmine l’idée.

Et bientôt tout entière en sa forme évidée,
La symphonie se tait, intime en sa grandeur,
Infime certitude imposée au silence.

juillet 2013

De jeunes musiciens vibrants d'énergie au service d'une oeuvre
deux fois centenaire, pour une interprétation enthousiasmante.

Publié dans Musique

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