Icare

Publié le par Lionel Droitecour

Maurits Cornelis Escher (1898-1972), le jour et la nuit

Maurits Cornelis Escher (1898-1972), le jour et la nuit

J’ai fait, la nuit dernière un rêve merveilleux.
Pareil à un oiseau, je surplombais les cieux ;
Avais-je un corps, encor, ou seulement une âme,
Etais-je pur esprit battant tel oriflamme

Dépourvu de ma hampe en un azur sans lieu ?
Je ne me souviens pas du vent dans mes cheveux
Non plus qu’il me revienne avoir sentit ma peau
Vibrer dans les éthers à un autre tempo.

Non ; je n’étais qu’un œil et je n’étais qu’une onde
Et je sentais sous moi battre le cœur du monde ;
Illuminé d’amour en la source féconde

Emportant ma dérive, ivre de mon plaisir
Là, dans ce ciel radieux qui me voyait frémir
Je gouvernais ma vie au gré de mon désir.

janvier 2008

 

Publié dans Sensation

Commenter cet article

I
Merveilleuse sensation que d'être pure essence, témoin immatériel et serein du monde... Mais était-ce bien un rêve ? Plutôt un moment d'éveil, le rêve étant notre petite vie si étriquée et mesquine dont nous émergerons un jour comme d'une longue nuit, surpris et finalement amusés d'y avoir cru si fort !
Répondre
L
C'était bien un rêve, je me souviens m'y être accroché de toutes mes forces, au moment du réveil, mais il s'est dissipé dans le jour, comme les oiseaux d'Escher qui s'imbriquent dans cette vague et multiple unicité que l'on nomme l'inconscient.
Merci pour vos commentaires, c'est un encouragement...
D
Il me parle celui-là, j'aime bien !
Répondre